Comment préparer son voyage à Rio de Janeiro?

BRÉSIL, ERASMUS 2012/2013, RIO DE JANEIRO

Vous retrouverez ici toutes les informations nécessaires pour organiser son voyage ou son échange universitaire à Rio de Janeiro. N’hésitez pas à me contacter si vous avez une question à laquelle je n’ai pas répondu ici.

La vie à Rio de Janeiro

La vie carioca est tout ce qu’il y a de plus tranquille. Les gens sont très gentils et n’hésitent pas à proposer leur aide en cas de besoin. Ici les gens ne sont pas stressés et vivent au jour le jour. Rio de Janeiro se veut moderne et dynamique, mais garde du charme latino-américain, une certaine idée de la vie et du bonheur est très différente de nos modèles européens. Certes il y a des problèmes de pauvreté et des personnes très riches côtoient les personnes les plus pauvres quotidiennement mais il ne faut pas non plus en faire toute une paranoïa. Rio de Janeiro est parmi les villes les plus belles du monde, ses plages sont légendaires, les cartes postales du Pain de Sucre et du Christ Redentor font de chaque jour un émerveillement et il y a toujours quelques chose de nouveau à voir ou à faire.

Le climat

Située en dessous de l’équateur, les saisons sont inversées par rapport à la France. Mais en réalité on ne peut pas vraiment parler de saison : en hiver (juin, juillet, août) il fait entre 20°C et 30°C ; et en été (décembre, janvier, février) il fait entre 30°C et 40°C avec un peu de pluie. Je vous conseillerai bien sûr de ne pas prendre de pull ou de manteau, c’est inutile. Cependant un petit gilet peut être nécessaire car si le climat est plus qu’agréable dehors, la climatisation dans les magasins, les restaurants, certains bus et les salles de cours tourne à fond. Pour la plage (dont on peut profiter toute l’année) un maillot et un paréo (peu de gens utilisent des serviettes de bain) sont le strict nécessaire. Pour sortir, vous verrez que les brésiliennes aiment se mettre sur leur 31 mais une tenue toute simple facilitera la discrétion.

La sécurité

Certes, Rio est une des villes les plus dangereuses au monde car il y a beaucoup de criminalité. Seulement le taux de criminalité est calculé sur toute la population et les assassinats sont souvent des règlements de comptes entre trafiquants. À Rio, les favelas de la Zone Sud ont été pacifiées en décembre 2011 (voir mon article sur les favelas ici), de nombreux policiers sont présents dans les rues et il est même possible d’habiter dans ces favelas. Alors, bien sûr, les pick-pockets et les vols à main armée existent toujours mais en gardant un certain bon sens, rien ne vous arrivera. En journée, si vous vous baladez dans la rue dans la zone sud ou bien le centro rien ne vous arrivera. Gardez bien votre sac en vue et ne mettez rien dans vos poches arrières surtout dans le bus ou le métro par exemple (mais ça, c’est vraiment du bon sens et c’est valable dans le monde entier). En soirée, veillez à ne pas sortir avec des objets de valeur ou attirant l’oeil. Enfin, ce qui est très important, n’hésitez pas à donner ce que vous avez sur vous en cas de vol à main armée ou non, on recommande souvent d’avoir un billet de R$20 ou R$50 à donner en cas d’agression. Car si au Brésil la violence est rarement gratuite envers les touristes, on peut vite risquer d’être blessé si on ne « coopère » pas. En général, je me sens tout à fait en sécurité dans la rue, il faut arrêter cette paranoïa qu’essaient de nous transmettre certains guides et médias.

Formalités administratives :

Pour partir au Brésil il faut bien sûr un passeport valide (il n’est pas obligatoire qu’il soit bio-métrique). Si vous restez moins de trois mois, seul le passeport vous sera demandé (délai d’obtention du passeport : 3 semaines). Si vous restez plus longtemps, un visa est obligatoire.

  • Demande de visa étudiant vitem IV valable un an: cette démarche est assez longue et compliquée. Dans l’ordre, il faut se pré-inscrire sur le site internet du consulat du Brésil à Paris, réunir tous les documents demandés, prendre un rendez-vous, se rendre le jour indiqué à Paris puis y retourner une trentaine de jours plus tard pour récupérer le visa. En soi, cela n’a pas l’air réellement compliqué mais c’est en fait une pagaille énorme. Déjà, la liste des documents demandés est assez longue et il faut bien s’y prendre à l’avance pour avoir tout dans les délais. Parmi les documents, il y a l’original de la lettre d’acceptation de l’étudiant par une université brésilienne et celle-ci n’arrive en France que vers mai ou juin. Cependant, il paraît qu’il est possible de se satisfaire d’une copie ; dans ce cas là, n’hésitez pas à envoyer un mail demandant le scan de la lettre à votre faculté, à l’UFRJ cela a été très rapide. Une fois que tous les documents sont regroupés, bravo, ce n’est que le début! Maintenant, il faut prendre un rendez-vous au consulat à Paris. Malheureusement les rendez vous sont pris d’assaut et en mai dernier il ne restait que des places pour août alors que mon billet était réservé pour juillet. Soit vous croyez en votre bonne étoile et prenez un rendez-vous au hasard en espérant avoir tous les documents à la date donnée, soit vous tentez de vous y rendre le mardi ou vendredi matin sans rendez-vous. Et là, c’est le cauchemar… Il n’y a que 20 personnes par jours qui peuvent faire une demande de visa et à cette époque de l’année, tous les étudiants de la France entière et de toutes les universités demandent leur visa. C’est ainsi que se forment des files d’attente dehors, devant la porte du consulat, dés 2h00 ou 3h00 du matin pour être parmi les 20 premiers à entrer à 9h00.
Photo piquée sur facebook d'une étudiante française : la queue sous la pluie au petit matin

Photo piquée sur facebook d’une étudiante française : la queue sous la pluie au petit matin

Mon histoire est la suivante : vu que j’étais en période de cours à Toulouse, mon père s’est rendu à Paris une après-midi tentant sa chance et bien sûr il est revenu bredouille. C’était lors d’un déplacement à Paris pour son travail donc il n’a pas eu à payer le transport. Ma mère, elle, a du se payer une nuit d’hôtel, se rendre au consulat à 5h30 du matin pour se voir fermer les portes devant elle, elle était la 25ème… Mes parents se rendent souvent à Paris pour leur travail donc au final ça n’a pas coûté si cher. Finalement, et je conseille à tous les résidents de province de faire ceci, nous avons fait appel à l’agence planète-visa située à Paris pour faire la demande de visa. Certes cela a un coût mais ils s’occupent de tout et dans les temps demandés. Ils peuvent même envoyer le visa à votre domicile, une fois obtenu. Se rendre à Paris pour le visa, c’est réellement l’enfer.

  • La police fédérale : malheureusement, la demande de visa n’est que la première partie du long processus d’autorisation de séjour au Brésil. Pour valider votre visa, il faut se rendre à la police fédérale de Rio de Janeiro dans les 30 jours après votre arrivée.

En exclusivité totale (c’est impossible de trouver sur internet une quelconque information sur la démarche pour se faire enregistrer à la police fédérale), je vous donne tout le processus :

    1. S’enregistrer et imprimer le document final sur ce site.
    2. Faire une photocopie de chaque pages utilisées de votre passeport
    3. Faire 2 photographies en couleur sur fond blanc format 3×4
    4. Apporter la demande du visa qui sera fournie avec et agrafée au visa
    5. S’enregistrer et imprimer la demande de taxe Cod. 140082 – R$64,58 > Registro, cliquez ici
    6. S’enregistrer et imprimer la demande de taxe Cod. 140120 – R$124,23 > C.I.E., cliquez ici
    7. Se rendre dans une banque, par exemple Banco do Brasil avec les deux documents de demande de taxe précédents et payer la taxe. Conserver le récépissé et se rendre à la police fédérale avec.
    8. Prendre rendez-vous ici, à la police fédérale. Attention, pas de choix, le rendez-vous est imposé. Attention bis, malheureusement si le site ne fonctionne pas comme se fut le cas pour moi, vous devez vous rendre une première fois à la police fédérale pour prendre le rendez-vous puis une seconde fois le jour-j.
    9. Se rendre à la police fédérale qui se situe à l’aéroport international de Rio de Janeiro, terminal 1, 2ème étage.
    10. Patienter, patienter, patienter. Faire la danse de la joie lorsque vous aurez fini, maintenant vous pouvez profiter légalement de votre année au Brésil!
  • Le CPF : Ce document n’est pas obligatoire mais il est nécessaire si vous voulez ouvrir un compte bancaire, acheter une carte sim, acheter des billets d’avion, etc… Vous devez vous rendre à une banque ou bien correo (la poste brésilienne) et payer la taxe de R$5 et quelques. Puis vous devez vous rendre à la receita fédérale avec votre passeport pour le faire valider.

Santé et vaccination

Aucun vaccin n’est obligatoire au Brésil mais il y en a tout de même quelques uns qui peuvent se révéler conseillés comme le vaccin contre la fièvre jaune (surtout dans le nord du pays et les pays limitrophes). Les vaccins « classiques » doivent être à jour. Un centre de vaccination vous donnera de plus amples informations. À savoir que la maladie la plus répandue reste la dengue (transmission par piqures de moustiques) et qu’il n’existe aucun vaccin contre. La meilleure protection reste l’anti-moustique.

Budget et argent

Si vous pensez que la vie est peu chère au Brésil, vous vous trompez totalement, du moins à Rio. Si la nourriture locale peut se révéler pas chère, il en est autrement pour le logement, les bus, les vêtements, etc… et ça ne va pas en s’arrangeant avec la Coupe du Monde et les JO qui arrivent. Je dirai que le niveau de vie est le même qu’à Toulouse, voire au dessus. Concernant les paiements, je vous conseille de demander à votre banque, certaines peuvent vous faire des réductions sur les cartes gold qui vous permettront de retirer du liquide sans payer de taxes. Ouvrir un compte au Brésil est une chose assez compliquée et pas franchement nécessaire. Pour ma part, j’ai pris une carte chez HSBC me permettant de retirer dans toutes les banques HSBC (il y en a pas mal au Brésil) sans frais.

Logement

Trouver un logement à Rio n’est pas une chose évidente. Bien sûr, cela est plus facile qu’en France car la plupart des logement ont un loyer fixe avec charges fixes, il n’est pas nécessaire de payer une caution ni d’avoir un garant. Le plus facile est de louer une chambre chez l’habitant ou bien dans une colocation. Mais là aussi, les chambres sont souvent très petites et très chères (entre R$800 et R$ 1200, équivalent à 300/450€). Pour la situation du logement, il est recommandé pour les gringos de vivre dans la Zona Sul. Vous pouvez vivre dans les quartier de Copacabana ou Ipanema pour leur accès direct à la plage ou bien dans des quartiers plus éloignés mais plus charmants comme Catete, Gloria ou Santa Teresa. Entre les deux, il y a Botafogo et Flamengo. Le mieux est de se donner le temps en arrivant à Rio, en vivant à l’hôtel ou bien en auberge de jeunesse les deux premières semaines, afin de jauger quelle ambiance vous préférez.

Quelques sites pour trouver un logement :  http://www.reirio.org/moradia.php

http://www.easyquarto.com.br

http://www.couchsurfing.org

https://www.airbnb.com.br

Les transports

Au Brésil pas de carte Pastel ou bien Navigo, on paie les transports en espèces à chaque entrée dans le bus ou dans le métro. Pas de réduction pour les étudiants, pas de réduction lorsqu’on le prend souvent. Éventuellement, vous pouvez avoir une réduction lorsque vous prenez deux bus à la suite mais il faut acheter une carte spéciale (si vous êtes intéressés, plus d’informations ici)

  • Les bus : c’est sans aucun doute le moyen de transport en commun privilégié par les Cariocas : il existe un nombre de lignes impressionnant. Il y a des bus partout dans la ville, et ce sont eux qui font la loi (il faut faire très attention lorsqu’on est piéton ou cycliste). Le coût du trajet unitaire varie entre 2,75 reais et 3,10 reais (quand le bus est équipé d’air conditionné). Il n’existe ni horaires ni d’arrêts fixes : si vous voulez que le bus s’arrête, faites un signe de la main au chauffeur, sinon, il passe son chemin.
  • Le métro : très propre, spacieux et assez sécurisé, le métro coûte un peu plus cher que le bus (R$3,20) mais est plus rapide et vous êtes sûr de l’itinéraire et des arrêts proposés. Cependant, pour une grande ville comme Rio, il n’y a seulement que deux lignes mais celles-ci sont prolongées par des lignes de bus spécifiques avec réduction si on prend une combinaison métro+bus.
  • Les vans : moyen de transport informel, lorsqu’on n’est pas habitué, cela peut sembler bizarre de monter dans un van qui s’arrête n’importe où et jette ou engloutit les passants. En réalité, ces vans sont bien pratiques, bien plus rapides que les bus, ils ne coûtent en général que R$3 et si on est assis, sont bien confortables. À utiliser que lorsqu’on commence à bien connaître la ville car il faut pouvoir demander où l’on veut descendre.
  • Les taxis : plus accessibles qu’en France, il y en a partout et sont bien pratiques voire nécessaires lorsqu’on doit se déplacer la nuit. Les tarifs dépendent des zones et des horaires comme en France, mais à partager, cela revient très peu cher.
Tourniquet à l'entrée du bus : fraude impossible

Tourniquet à l’entrée du bus : fraude impossible

Le portugais

Si vous pouvez prendre des cours de portugais avant d’arriver au Brésil, votre intégration n’en sera que meilleure. Si vous choisissez d’apprendre avec un prof ou avec une méthode veillez bien à ce que soit du portugais du Brésil et non pas du Portugal car les deux n’ont pas grand chose à voir (les brésiliens ne comprennent pas les portugais). Des cours sont proposés  à la faculté de lettre en face de celle d’architecture.

La FAU – UFRJ

La faculdade de arquitetura e urbanismo fait parti de l‘universidade federal de Rio de Janeiro, c’est à dire la fac publique. Il faut savoir qu’au Brésil le public est bien mieux reconnu que le privé. Ainsi l’UFRJ est une des meilleures fac du pays. À l’heure où j’écris ce texte, cela ne fait que trois semaines que je suis rentrée en cours, et cela dans des conditions assez exceptionnelles. Normalement les cours se déroulent de mars à juillet (1er semestre) puis de juillet à décembre (2ème semestre), les grandes vacances étant en janvier/février. Cependant, je suis arrivée en pleine grève générale des facultés de Rio donc l’emploi du temps général a été entièrement modifié.

La fac d’architecture est très grande et assez bien faite généralement. Le seul point négatif est qu’elle se situe sur l’île de Fundao, très loin de la Zone Sud et dans un cadre pas forcément idyllique. Si l’île reste assez propre et sécurisée, elle est tout de même très proche de favelas en mauvais état et surtout au coeur de la baie de Guanabara qui est bien polluée et qui pue! Mais si vous vous débrouillez pour regrouper vos cours et pour habiter sur le chemin du bus 485 vous n’aurez pas besoin d’y aller tous les jours et le temps de trajet pourra être réduit.

Les cours quant à eux ont l’air assez intéressants. Vous pouvez choisir des cours équivalents à ce que fait votre école en France en 4ème année ou bien choisir des cours différents pour se diversifier. C’est ce que j’ai fait pour m’ouvrir à de nouvelles choses, j’ai choisis entre autre projet d’intérieur, scénographie et boutiques et centres commerciaux ; en effet, bien différent de l’enseignement toulousain. On peut même choisir des cours aux beaux arts (dessin, aquarelle, photo…) et même à la fac de sport, de lettre, de sciences, etc. Mais si vous voulez les faire valider en crédits par votre école française ensuite, il faudra voir avec (ça m’étonnerai fort pour le sport!). Tout cela serait parfait s’il n’y avait pas ce système d’inscription très peu développé. En bref on choisit les cours qu’on veut et on y assiste pendant trois semaines sans vraiment savoir si on va pouvoir continuer ou non, faute de places disponibles dans certains cours. Au bout de trois semaines, surprise! on se fait renvoyer de certains cours dans lesquels on s’est bien impliqué et on se doit de choisir d’autres cours auxquels on a toujours pas assisté. Mais les professeurs restent très compréhensifs et tout se passe plutôt bien. Je pense que pour ne pas se faire trop surprendre, il faut aller s’inscrire le plus vite possible.

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