Salvador – Jour 2/2

BAHIA, BRÉSIL

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Pour la suite de notre visite de Salvador, nous avons visité la célèbre Église do Bonfim. Cette église est très connue pour ses rubans multicolores accrochés à son portail, ses fenêtres et tout autre endroit où il est possible d’en nouer un. La tradition veut qu’on noue le ruban à son poignet, qu’on réalise trois noeuds tout en faisant un voeu à chacun, ces derniers se réalisent le jour où le bracelet cède de lui même. L’Église do Bonfim est ainsi connue pour réaliser des miracles. À l’intérieur, une salle entière est dédiée aux demandes des croyants. Il y est accroché au plafond les parties de corps (en cire) à guérir, et au mur les photos des patients. Mieux vaut ne pas s’attarder longtemps sur les photos car le sentiment de voyeurisme et de malaise se fait très vite ressentir : beaucoup de personnes n’hésitent pas à exposer leurs tumeurs ou bien leurs enfants malades pour qu’un miracle se réalise.

Nous sommes ensuite allé voir un fort au bord de la mer puis au Musée d’Art Moderne réhabilité par l’architecte italienne Lina Bo Bardi. Nous n’avons pas vu beaucoup d’oeuvres mais le lieu était très paisible et arboré. En fin de journée nous sommes allé au dique de tororo, un lac au centre de la ville connu pour ses statues représentant des Orixas, ces divinités afro-américaines. À côté du lac se fait construire le stade de Salvador qui va pouvoir accueillir la Coupe du Monde 2014 et les Jeux Olympiques 2016.

Enfin, la meilleure expérience du voyage et dont je me souviendrai toute ma vie fut la cérémonie de Candomblé à laquelle nous avons assisté. Nous avions vu qu’il y en avait une dans un quartier excentré de Salvador. Pour y aller, ce fut un peu la galère, nous avons failli rebrousser chemin plusieurs fois mais finalement nous sommes arrivés à bon port, et heureusement! La cérémonie avait lieu dans une maison appelée terreiro. Le Candomblé est cette religion qui vient d’Afrique et qui est surtout pratiquée au brésil. Durant la cérémonie, qui fut très impressionnante, les bahiannaise, vêtues de blanc, dansaient derrière le paï tout en remerciant la terre et la nature. Pendant cette prière qui a duré deux heures, chaque participant est rentré en trans plusieurs fois. Voir quelqu’un entrer en trans est quelque chose d’assez surprenant et déroutant. Après les quelques secondes de rire vient l’incompréhension : comment entrent-ils en trans? Que se passe t-il? Sont-il vraiment possédés? Après la cérémonie, nous avons eu la chance d’être invité à dîner et nous avons pu discuter de leurs croyances. Il existe des rituels différents et des « règles » différentes selon le terreiro où on pratique le Candomblé. Où nous sommes allés, chaque croyant a un rôle précis qui lui est attribué par les dieux dés le début de sa foi, il ne peut pas choisir. Ainsi, il y aura donc le paï qui est un prêtre, les croyants qui entrent en trans, les croyants qui s’occupent de ceux qui entrent en trans en pratiquant les rituels, les musiciens, etc… Par exemple, le musicien n’entrera jamais en trans car la musique doit continuer. Chaque croyant qui entre en trans communique toujours avec le même Orixa, la même divinité.

Cette expérience fut très enrichissante et surprenante. Nous avons été très bien accueillis. Cette cérémonie de Candomblé était ouverte aux curieux comme nous mais ce n’était pas lucratif pour la communauté. Certains terreiro font payer l’entrée de la cérémonie, cela devient alors quelque chose de touristique et la question de l’authenticité se pose alors. Ici, aucun doute, nous n’étions que 5 ou 6 gringos à y assister. Je n’ai, bien sûr, pas pu prendre de photos pendant la cérémonie mais j’ai pu prendre des photos du lieu après. Initialement, le sol était recouvert de feuilles pour représenter la terre et la nature. Je vous recommande vivement d’essayer d’assister à une cérémonie si vous passez à Bahia. Cependant, il faut être ouvert d’esprit et, qu’on croit ou non à la trans, il faut comprendre que ces gens là, eux, y croient et que la religion tient une place très importante dans leur vie. Certains nous ont confié qu’ils ne faisaient plus trop confiance aux étrangers curieux car certains se permettaient ensuite de critiquer leurs coutumes sur internet (c’est aussi pour ça que les caméras et appareils photos ont été interdits). En bref, la culture du Candomblé est passionnante mais aussi très compliquée, nous n’avons pu en voir qu’une toute petite partie, mais quelle partie!

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