EXPOSITION VESTIGES

DÉCOUVERTE, FRANCE, TOULOUSE

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Fabien Sans – Ilan Benattar
Exposition Photographique à l’autre Gallery C/
Du 6 mars au 3 avril 2015
L’autre Gallery C, 
15 rue du Languedoc métro Carmes, 31000 Toulouse.
Du Lundi au Samedi de 9h30 à 20h00, Tél : 05 67 22 14 11
ce que je dis dans cet article est mon propre avis et n’engage que moi, en aucun cas les artistes Fabien Sans et Ilan Benattar ne sont impliqués dans ce que je raconte
La semaine dernière je suis allée au vernissage de l’exposition de photo « VESTIGES » à Toulouse. Je voulais vous en parler aujourd’hui sur le blog car j’ai beaucoup aimé ce qu’il y était présenté.
Je m’intéresse depuis peu à l’urbex, en tant que spectatrice pour le moment mais cette expo m’a vraiment donné envie de sauter le pas et de pratiquer cette discipline. Mais qu’est ce que l’urbex? L’urbex c’est la contraction de « urban exploration ». Ce n’est pas que de la photo (on peut même pratiquer l’urbex sans faire de photo), c’est aussi mais surtout la recherche d’endroits abandonnés, chargés d’histoire, s’introduire dans ces lieux (chose pas toujours évidente) et finalement se laisser submerger par les lieux, leur ambiance et leur espace.
Je ne suis pas une pro de l’urbex mais j’ai compris que les lieux devaient rester secrets et que demander à un artiste où avait été pris la photo relevait presque de l’outrage. Pourquoi? Par peur de la copie, par manque de générosité, par esprit de supériorité? On pourrait le penser au début mais finalement pas du tout, et cela pour deux raisons. La première est que dans le monde où nous vivons aujourd’hui, tout est éphémère, notamment dans le bâtiment : on construit, on détruit, on reconstruit. Tout est propice à des procès et tout n’est que question de lois. Alors oui, rendre ces bâtiments abandonnés publics, donner leur géolocalisation et faire de l’urbex une mode, cela entrainerait beaucoup de passage dans ces lieux. Cela montrerait du doigt aux autorités les « oublis » qu’elles ont pu faire et tout ce que cela engendre : destruction pour faire « quelque chose de mieux » à la place, fermeture et interdiction d’accès pour cause de sécurité. En bref, ces lieux doivent en quelques sortes rester secrets pour être préservés. La seconde raison de ne pas divulguer la localisation des lieux est évidente, c’est simplement car la recherche du lieu est l’essence même de l’urbex. Comme je le disais plus haut, la photo n’est que la finalité, la recherche est le moyen, ne dit on pas « peu importe la destination, seul compte le voyage »? Si ce qui vous intéresse est seulement le résultat, faites comme moi, allez voir des expo, inscrivez vous sur des blogs et des instagram, mais respectons le travail profond des artistes.
Tout cela, personne ne me l’a expliqué donc je suis ouverte au débat (s’il y a débat) avec les amateurs d’urbex. Ce sont seulement mes conclusions après avoir connecté mes neurones entre eux lorsque je me suis retrouvée la première fois confrontée à un commentaire de la sorte : « je ne donne pas la localisation des lieux ». Cela n’engage que moi et c’est ma vision des choses. Cependant, je suis architecte et forcément j’ai mon petit avis sur les bâtiments abandonnés (avis qui ne plaira peut être pas à tout le monde). Plus haut, je disais qu’il ne fallait pas divulguer la localisation des bâtis pour les conserver. Mais dans la conjecture actuelle, je trouve qu’il est regrettable de garder des lieux de la sorte abandonnés. Je m’explique : la crise du logement battant son plein, on ne peut pas laisser ces lieux dans cet état, je trouve cela incivique. Le problème est qu’on ne peut pas laisser cette décision aux autorités (d’où le fait qu’il ne faut pas attirer l’attention dessus), car entre de mauvaises mains, ces bâtiments sont, au mieux, conservés mais changent de destination pour du logement luxueux ou autre, dans tous les cas pour une clientèle aisée qui aura fait perdre tout le cachet du lieu ; au pire, ils sont rasés pour faire à la place de grosses barres, paradis des promoteurs. C’est donc ici que mon coeur se brise en deux (oui tant que ça!) : d’un côté je suis fan qu’il y ait encore des lieux pareils où la nature a repris ses droits, avec toute l’histoire qu’ils abritent ; mais d’un autre côté je me dis qu’un futur est encore possible (mais pas n’importe lequel!).
C’est ici que la photo devient alors salvatrice. Quoiqu’il en soit (et malheureusement), ce ne sera jamais nous qui pourront décider du futur de ces bâtiments, alors photographions ces endroits insolites tant qu’ils existent, rendons-les intemporels et exposons-les. C’est comme ça que j’en reviens à l’exposition « VESTIGES » d’Ilan Benattar et Fabien Sans au 15 rue du Languedoc à Toulouse juqu’au 3 avril 2015. La « gallerie » est elle aussi très surprenante car il s’agit en fait d’une salle de muscu! Ça vaut vraiment le coup!
lien facebook : https://www.facebook.com/events/1557687761167522/

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